Han lever inte för en framtid, utan för idag


Laleh - Storebror (éponyme)

Dancing Leaves @ IKDC

Voilà, le mois de février est là. Froid, venteux, gris et presque sans neige. Assez chiant en somme, c’est le mot. Quelques rapports barbants à rendre viennent ternir un peu plus ce tableau déjà déprimant. Heureusement, les étudiants internationaux fraichement arrivés ont toujours la même patate, et ne semblent pas (trop) touchés par ce spleen inévitable qui touche beaucoup de suédois et moi même. Je devais monter un peu au nord demain pour faire du ski le temps d’une journée, mais ce temps pourri avec des températures positives semble compromettre la sortie :(

Kongens Nytorv @ Copenhagen underground

Non, il n’y a pas de métro à Lund… Jeudi dernier, j’étais à Copenhague. Même si j’étais malade et le vent était glacial, il faut reconnaitre que ca fait du bien de se retrouver dans une VRAIE ville, avec des VRAIS gens ;) Il y a en effet une vraie différence entre l’atmosphère étudiante aseptisée de Lund et le comportement beaucoup plus libre des danois. Ce fut aussi l’occasion de recharger mes stocks d’alcool, puisqu’au début de cette année universitaire, je m’étais fait la promesse (jusque la tenue) de ne plus acheter d’alcool en Suède. L’alcool reste assez cher au Danemark, comparé à la France, mais sur une bouteille d’apéritif ou de vin, les prix sont bien souvent divisés par deux par rapport à la Suède… Depuis que le pont reliant le Danemark et le Suède existe (2000), les suédois achètent de plus en plus d’alcool au pays du “ø”. Cette situation existait déja auparavant, avec des ferries vers l’Allemagne permettant de débarquer la voiture, faire les courses, et revenir dans la même journée, mais est évidemment amplifié aujourd’hui (bien qu’un passage sur le pont coute la bagatelle de 30euros!). Il existe d’ailleurs un mot pour qualifier ce type de “voyages”: spritresa.

En fond sonore, je vous propose un morceau méconnu de Laleh, une auteur-compositeur suédoise d’origine iranienne, qui a le mérite de combiner tubes de variétés à charts et chansons complexes et riches sur un même album. Peut être trop de tubes, c’est d’ailleurs pour ca que je n’ai pas été la voir lorsqu’elle est passée à Lund la semaine dernière. Mais là, elle nous livre un morceau intimiste dans lequelle elle évoque un grand-frère qui filerait un mauvais coton. Ah au fait, le titre du post signifie carpe diem en gros, et il s’agit des dernières paroles de ce beau morceau. Je suis sûr que vous aimerez ce morceau, sinon pour les paroles, au moins pour la belle diction du suédois.


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