Implementing the PalCom protocol in an Axis camera


The Jesus & Mary Chain - Just Like Honey (Psychocandy)

Voilà, après 7 mois de travail, je me décide à vous faire part de mon projet de master (ou mémoire, whatever it is called in french ;) ). Je travaillais avec Boel, une suédoise que je connaissais d’un autre cours, et nous avons défendu notre projet avec succès mardi dernier.

L’idée était de participer à un projet européen, PalCom. PalCom signifie Palpable Computing. Je ne vais pas rentrer dans les définitions tarabiscotées formulées par les sociologistes du projet, mais en gros l’idée est de faciliter la communication entre les différents appareils électroniques qui existent. Pour cela, il faut construire un standard flexible qui permettrait d’une part à ces systèmes de se détecter les uns les autres dans un voisinage, et de se décrire d’une facon suffisament précise pour que les autres systèmes puissent profiter de leur compétente, mais assez souple pour ne pas être réduit dans l’étendue des possibilités. Utopique? Peut être un petit peu, mais un modèle plus ou moins formalisé existe d’ores et déjà et plusieurs dizaines de personnes, universitaires ou employés d’entreprises participant au projet, s’affairent à le développer. PalCom n’est évidemment pas le seul projet sur le coup. En tout cas, ce genre de standard représente l’avenir de l’informatique, et plus largement de l’électronique en terme d’interfaces.

Le deuxième pillier de mon master, c’était une caméra produite par la société Axis basée à Lund, pionnière mondiale dans ce milieu de la videosurveillance numérique. Attention, il ne s’agit pas d’une webcam, mais d’une caméra indépendante, qui se connecte toute seule à un réseau et attend qu’on lui demande quoi faire. La caméra est un produit commercial d’une valeur de quelques centaines d’euros je crois, pleinement fonctionnelle à l’achat.

Notre mission, et nous l’avons acceptée, était de porter le modèle existant sur la caméra, pour qu’elle devienne compatible avec les autres systèmes PalCom. Ceci passe donc par l’écriture d’un programme en C sur un ordinateur, traduit en language machine et téléchargé sur la caméra pour qu’elle l’éxécute elle-même. Cette phase n’était pas anodine, et nous a pris 5 bons mois quand même ;)

En vrac, ce projet c’était donc:

  • Une expérience assez valorisante dans le CV, à l’heure où le marché de l’informatique et plus particulièrement des systèmes embarqués explose littéralement.
  • L’occasion d’acquérir un niveau tout a fait correct en C et autres mystères fait par/pour des barbus (Unix).
  • Une mise en situation entreprise, puisque ma comaster ne connaissait rien au C, et il a fallu la former en parallèle.
  • Une formidable occasion d’améliorer mon suédois, puisque j’ai parlé suédois avec ma comaster tout le long du projet, même nous avons écris le rapport en anglais.
  • Mon premier salaire en Suède. Pas grand chose, mais un tel financement (40000kr brut, soit 4500 euros) pour un master est assez rare ici.
  • La confirmation que je n’ai pas envie de m’assoir en face d’un ordinateur pour taper des lignes de code toute ma vie. Ca sera peut-être un temps nécessaire en premier emploi, mais j’ai pu voir à quel point c’était rébarbatif.
  • 35 lignes de code en moyenne par jour… Exactement ce qu’on m’avait dit dans les cours de méthodologie. Je n’y croyais pas, mais pour pondre quelque chose qui marche, c’est l’ordre de grandeur!

Enfin voilà quoi ;) mardi dernier à 14h15, après une heure de présentation et d’opposition par une autre étudiante, je montais sur mon vélo satisfait, le coeur léger et la tête haute. Coïncidence ou pas, le fabuleux Just Like Honey de The Jesus and Mary Chain (celui qui clot le tout aussi fabuleux Lost In Translation) résonne dans mon oreille. Oui, une grande liesse. Précisément comme du miel.


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