A voté
Aujourd’hui, c’était donc les législatives en Suède. Comme je le disais plus bas, étant citoyen européen résidant en Suède, j’avais le droit de vote pour la région et la commune. C’est donc avec un certain enthousiasme que j’ai été voté cet après midi, avec un suédois et une amie française. Après avoir lu les programmes locaux des partis, j’avais une petite idée, mais j’ai finalement opté pour le vote blanc, car je ne pensais pas avoir toutes les cartes en main pour faire un choix réfléchi. C’est assez étrange comme sensation, puisque c’était la première fois que je votais “réellement” (la dernière et unique fois ou je pouvais m’exprimer, c’était pour le référendum pour la constitution européenne, et je l’avais fait par procuration). Voter pour la première fois de sa vie en dehors de France, n’est-ce pas un signe ?
Même si je n’avais donc pas le droit de vote pour le parlement, j’ai suivi ce soir les résultats nationaux à la télévision. Les prévisions étaient serrées (et le sont toujours), mais l’opposition a remporté la partie, le premier ministre sortant ayant reconnu sa défaite et annoncé son retrait de la vie politique (tiens tiens) vers 23h. L‘Alliance, union de centre-droite réunissant 4 partis, a donc renversé la majorité formée par les sociaux démocrates, les socialistes, et les verts. Cette coalition était menée par le chef de file des Nya Moderaterna (Les nouveaux modérés), Fredrik Reinfeldt, qui va donc prendre la place de premier ministre. C’est lui qui est reponsable de l’inversée de vapeur, car il a su relancer son parti (~ +10 points par rapport aux dernière législatives, le placant deuxième après les sociaux démocrates, toujours en tête en nombre de votes), en allant piocher des voix parmi les électeurs de gauches un peu fatigués de voir la même tête au sommet de l’Etat depuis 10 ans. Parmi les sujets clés de l’élection, le chomage et l’école ont joué un rôle sans doute déterminant.
Le nouveau premier ministre a un énorme front, mais surtout, il veut conserver le modèle suédois mis sur pied par la gauche qui a dominé la scène politique en Suède depuis plus de 50 ans. Pas de révolution sans doute donc, mais une lente transformation qui va se manifester surtout par des abaissements des taxes et des privatisations. La gauche considère que le choix de ce soir rapproche la Suède des autres pays européens, mettant en garde contre une perte progressive de l’Etat providence… Autour de moi, les gens sont contents puisque la quasi majorité des suédois que je connais avaient votés Nya moderaterna. Malgré beaucoup d’effort de com pour inciter notamment les jeunes a voter, la participation est apparement encore en recul, un peu en dessous de 80%. C’est pas de ma faute en tout cas


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