Retour au pays pour 4 semaines

Quatre mois jour pour jour après mon départ en août, me voilà de retour dans ma Bretagne natale. Partagé entre le rush des exams, mon pré-déménagement, l’excitation de retrouver la France et la tristesse de devoir quitter mes voisins de korridor, la semaine qui vient de passer a été assez intense.

A mon arrivée à l’aéroport de Dinard ce soir, petite ville bretonne avec aéroport Ryanair, j’ai eu du mal à savoir exactement ce que je faisais là. Est-ce le début ou la fin des vacances ? En tous cas, plusieurs étudiants Erasmus du coin semblaient s’être donné rendez vous. Ainsi, entre les retours de Pologne, Finlande, Angleterre ou Suède (il y en avait probablement d’autres, l’avion provenant de Londres, hub par excellence de Ryanair), l’aéoport avait des allures de petite gare de campagne, lorsque les enfants partis étudier dans le patelin d’à côté reviennent pour le week end !

Mon dieu, que c’est court un semestre ! Je m’imagine devoir déjà cloturer mon expérience suédoise… C’est donc çà l’expérience Erasmus courte: 4-5 mois de vacances d’études dans le pays de votre choix, entre fêtes, partage de culture et tourisme. En si peu de temps, on a le temps de bien d’amuser, de vivre une expérience pour beaucoup inédite et de se faire pleins de potes aux 4 coins du monde. Mais je pense que ça s’arrête là. En terme d’intégration à la culture locale, je considérerais ce premier semestre plutôt comme une introduction. Maintenant, je comprends les gens qui me disaient avant mon départ que l’endroit que vous choisissez pour votre éventuel semestre à l’étranger n’est pas tellement important. Partout, vous trouverez les mêmes international students, ou presque. Ceux-ci sont en marge de la vie étudiante du coin bien souvent : trop plein d’excitation et d’envies ! A vous de dépasser le statut de simple touriste si facile à camper au sein du cocon Erasmus, pour pénétrer la culture locale. Et ceci prends du temps !

Enfin, ces quatre premiers mois ont été pour moi réellement réjouissants, ceci sans doute aussi car je sais que ce n’est que le début, justement! Peut être le repos breton me laissera le temps d’en écrire un peu plus sur les suédois et la vie sociale en Suède (du moins l’image que j’en ai). Le temps contredira peut-être ces impressions laissées par ce semestre d’introduction, comme je crois qu’il est bon de l’appeler ! Ce blog constitue vraiment pour moi un très bon moyen de mesurer l’avancée de mes expériences.

Alors, conclusion de ces 4 mois: quitter la France, prendre un peu de recul et perdre ces certitudes, ça devrait vraiment être imposé !


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